mercredi , 18 juillet 2018

Histoire de Boigny

Notre histoire

L’histoire de Boigny remonte à l’époque romaine, avec une forte activité au Moyen-âge.

A l’époque gallo-romaine, le bourg gaulois porte le nom de Boignacium ou Bonacium, du gaulois bonos et du latin bonus (le bon). On sait peu de chose sur cette époque. Ce sont peut-être des sources d’eau, plus actives sous un autre climat ou un passage à gué de la Bionne qui furent le premier point de fixation, suivi des premières habitations.

Le XIIe siècle est le temps des croisades. Les Capétiens sont au pouvoir. En octobre 1149, Louis VII Le Jeune rentre de croisade avec 200 chevaliers. En 1154 il fait don du domaine royal de Boigny à « L’ordre Militaire et Hospitalier de St-Lazare de Jérusalem ». En ce temps, la lèpre fait des ravages en France et connait une recrudescence par le contact que les croisés avaient eu avec les foyers de lèpre, que l’on situe vers l’Egypte. Louis VII, qui avait constaté les bienfaits des maladreries d’Orient pour freiner la propagation de la maladie, organise les soins en France sur ce modèle et s’adresse naturellement aux Frères de Saint Lazare, qui installent une léproserie à Boigny.


 

 

 

 

 

 

 

Louis VII Le Jeune (1137-1180) fait don de la propriété royale de Boigny aux Hospitaliers de Saint Lazare.
L’endroit où il se tient sera plus tard la rue de la Commanderie.

La baronnie de Boigny est un bien important. Plusieurs rois y résident :

  • Louis VI Le Gros y tenait sa cour
  • Louis VII lui-même, après avoir répudié Aliénor d’Aquitaine, épouse Constance, la fille du roi Alphonse VIII de Castille en 1154, dans l’église de Boigny.

En 1262, par décision de Saint Louis, la Commanderie de Boigny devient le siège principal de l’Ordre de Saint Lazare en France : la Commanderie Magistrale. Le Grand Maître y réside.

Au XVI° siècle, le grand maître fait tenir tous les ans à Boigny un chapitre général. A sa mort, le château est saccagé par les catholiques. La maison de Boigny reste plus d’un siècle inhabitée, dans un état déplorable. La maison n’est plus qu’une simple ferme vers 1630.

Avec Louis XIV, Boigny connaît une nouvelle période d’intense activité. Le roi rattache à l’Ordre l’administration de toutes les maladreries, léproseries, hôtels-dieu, aumôneries, confréries, chapelles hospitalières et autres lieux du royaume, et Boigny en est le centre principal. Mais la fin de règne est difficile, et une fois de plus le château tombe en ruine.

La restauration de la maison de Boigny est décidée en 1699. On dessine plutôt un petit château dans l’esprit de l’époque, l’actuel château de la Commanderie. C’est un certain Huguet de Semonville qui le fait construire à ses frais. Les armoiries de Huguet de Semonville apparaissent au fronton, du côté est.

En 1713, peu avant la mort de Louis XIV, Boigny compte 56 habitants.

 

 

 

 

 

 


 

Le projet d’architecte de 1699 pour la nouvelle maison de Boigny.  Au centre, le nouveau château tel que nous le connaissons aujourd’hui. Le projet prévoyait de conserver la chapelle et la tour.
Les anciens bâtiments en ruine, qu’il était prévu de raser,  devinrent finalement les communs du château.

Les armoiries de Huguet de Semonville sont conservées au fronton Est.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de la Commanderie au début du XXème siècle, et la Commanderie aujourd’hui. Le péristyle a disparue vers 1950.
Ce château fait le lien avec 900 ans d’histoire à Boigny.

La première église de Boigny remonte au début du XI° siècle. Elle est reconstruite au XII° siècle, modifiée au XV° puis au XVII° siècle pour prendre son aspect actuel. La cloche actuelle (baptisé « Marie Louise » ) a été fondue par l’entreprise Bollée en 1888.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

En 1789, c’est choc de la Révolution. En 1790 on assiste à l’élection du premier maire (qui n’est autre que le curé) et à la vente du château et du presbytère comme biens nationaux.
Boigny compte alors seulement 49 habitants.

Sous la Restauration,
Louis XVIII lui-même devient grand maître de l’Ordre de Saint Lazare. A sa mort, en 1824, son successeur Charles X devient à son tour protecteur de l’Ordre.

Au XIX° siècle et dans la première moitié du XX°
siècles, la population fluctue autour de 250 habitants. En 1836, on établit le premier cadastre de Boigny. En 1865,
avec les lois de Jules Ferry, on construit l’école qui deviendra plus tard une annexe de la mairie puis la salle du conseil municipal.

Il y eut un moulin à vent à Boigny, le moulin Jeulin, ou Moulin du Bourg. Il se dressait au nord, près du clos de Limaudière, entre l’église et le Grand Bouland. Sous la révolution, il appartenait à Jean Baptiste Jeulin-Renard, meunier et boulanger à Boigny. Il s’arrête de fonctionner en 1857 et le feu le détruit en 1867.


Un plan des alentours du pont et de la Verniche vers 1870, dessiné à la plume et colorié.

Dès l’époque Carolingienne (VIII e et IXe siècles), un « Châtelet royal » existe sur le secteur de la Salle. C’est un rendez-vous de chasse. Il est composé de deux parties, l’une datant probablement du XI° ou du XII° siècle, et l’autre du XVII° siècle. Dans les années 1870/1890, on construit le Château de la Salle que certains ont pu connaître, dans un style Louis XIII (brique et pierre de taille), sur la base de l’édifice ancien. Le Château de la Salle est habité par Eugène Vignat, conseiller municipal à Boigny puis maire d’Orléans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1870 – 1945 : le temps des guerres. En 1870, Boigny est occupé par les Prussiens. Le village doit verser une indemnité de guerre de 200 francs.

1900 : un nouveau cimetière est ouvert, pour se préparer à la guerre.

1914-1918 : 17 habitants ne reviendront pas du premier conflit mondial

1931 : Boigny ne compte plus que 205 habitants.

1933 : Boigny prend le nom de Boigny sur Bionne.

1940 : sous l’occupation allemande, cinq hommes sont faits prisonniers de guerre, un travailleur est requis. Cinq ouvriers agricoles sont fusillés dans le bois de Charbonnière

Le 17 août 1944, la 5èmearmée du général Patton franchit le pont de Boigny sur Bionne.



 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde moitié du XXe siècle. Vivre à Boigny aujourd’hui.

En 1960 : Boigny compte 230 habitants, c’est-à-dire autant qu’en 1921 mais moins qu’en 1910 (325h).

En 1965 : avec l’installation d’IBM, quelques maisons connues sous l’appellation « Baticop » sont édifiées au sud de la rue de Verdun. Quelques années plus tard se construisent les lotissements Phoenix. La population passe à 1595 habitants. D’autres lotissements vont suivre, toujours en rive droite de la Bionne.

C’est à cette période qu’est construit le château d’eau, alimenté par le forage de Chécy. (Il sera complété en 1983 par son propre forage).

L’augmentation de population impose l’adaptation des infrastructures :

En 1972 , un groupe scolaire en préfabriqué est installée sur le parking de l’école actuelle, avec un restaurant scolaire.
En 1974, trois classes maternelles sont installées rue Firmin Chappellier.
En 1977, le Foyer Sportif et Culturel Pierre Brulé est inauguré.

 

 

 

 

 

 

 

En 1965, l’usine IBM s’installe au nord de la commune, au lieu-dit « Les Trois Arches ».
Ce site abritera ensuite Lexmark, et Amazon ( avant leur déménagement sur Ormes).


 

 

 

 

Dans les années 1990 et 2000, c’est le Parc technologique qui accueille des entreprises. De nouvelles habitations apparaissent, ce sont, de gauche à droite, leClos de La Salle et le clos de Boigny. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les années 80 à 90 voient la création des Zones d’Activité Concertée par le District de l’Est de l’Orléanais : Le Parc Technologique Orléans Charbonnière (PTOC) devient un pôle économique majeur de l’agglomération. Dior, Stockalliance puis Norbert Dentressangle (XPO), Renault, ALSTEF, IBM… s’y installent.

Parallèlement, les équipements publics se développent :

– Le complexe sportif de la Caillaudière en 1994 , qui regroupe l’accueil de loisir des enfants et diférentes associations sportives et culturelles : danse, gymnastique, judo, tennis, ainsi que la troupe de théatre La Mascarade.

1995 : Construction de la nouvelle école élémentaire, 1996 de la bibliothèque, 1998 de l’école maternelle, 1999 du restaurant scolaire

– Et bien sûr, avec l’augmentation de la population, agrandissement du cimetière et des abords de l’église.

La Salle : le Château de la Salle aura un sort tragique : Il aura été l’objet de nombreuses convoitises, projets immobiliers et/ou commerciaux pendant une vingtaine d’années, sans succés. Après avoir subit de deux incendies, il sera finalement racheté par le district de l’Orléanais en 94, puis démoli. Le Clos de La Salle se devellopera ensuite en bordure de cette ancienne demeure.

1998 La tour pigeonnier s’effondre en partie. Elle sera reconstruite à l’identique. Vous pouvez admirer ses 700 boulins (nichoirs à pigeon) lors des nombreuses visites organisées par l’association « Boigny Patrimoine et Histoire ».



 


 

 

 

 

 

 

Le Pigeonnier, et sa charpente si particulière avec son échelle tournante.

 

 

 

 

 

 

En 2013 Boigny compte 2239 habitants, pour atteindre 2250 habitants en 2017.

  • Inauguration du nouveau Gymnase du Val de Bionne et de la salle du Patio en 2009.
  • Inauguration du Kiosque en 2014
  • Début de la renovation du Centre bourg en 2017
  • Approbation du Plan Local d’Urbanisme en 2017
  • Reprofilage du cours de la Bionne qui prend un caractère plus naturel en 2017
  • Lancement de la ZAC de la Clairière en 2017
Aujourd’hui, trente associations proposent des activités, des loisirs, des connaissances et donnent une ambiance conviviale à notre village. L’association « Boigny, Patrimoine et Histoire » vous permettra d’approfondir ce bref survol de 10 siècles d’histoire.

Le Forum des associations , en septembre 2003,

Le centre de loisir , juillet 2003

 

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